LA TERRE EST NOTRE BATEAU · Jan 24, 11:53 AM

Qui n’a pas un jour rêvé de faire le tour du monde en bateau et de se laisser voguer au gré des flots, d’île en île, de lagons turquoise en plages de sables blancs…
Plus de souci, rien que le soleil, le farniente et le poisson frais !
poule de yenghen nouvelle caledonie
Cette image d’Épinal ne correspond hélas, pas toujours à la réalité car c’est
méconnaître les aléas climatiques et les difficultés liées à la navigation elle-même.

Mais d’autres aspects sont rarement pris en compte par les apprentis navigateurs :

   – la promiscuité de cet appartement flottant (on ne peut pas toujours naviguer sur le Queen Mary !),    

    – la vie en autarcie pour la nourriture, l’eau et l’énergie nécessaire au fonctionnement des appareillages électriques (éclairage, réfrigérateur, pompe à eau, GPS…)

La comparaison entre le bateau et la Terre s’impose d’elle même:

    – les terres émergées ne représentent qu’1/3 de la surface du globe, c’est essentiellement la mer qui recouvre la croûte terrestre ; nous sommes donc bien sur un bateau,

    – nous ne pouvons compter que sur les ressources en nourriture, en eau  en énergie et j’ajouterai en air, que la Terre nous prodigue !

ile des pins nouvelle caledonie

 

C’est là que le bât blesse !

Nous agissons comme si le réservoir d’eau de 400litres de notre beau bateau était inépuisable, comme si nous étions seuls à bord et que par magie, chaque jour, la réserve d’eau se renouvelle !Cela parait difficile à croire pour ceux qui prennent un bain tous les jours, mais cette réserve suffit amplement à cinq personnes pour une semaine et leur permet de se laver, de laver le linge et de faire la vaisselle !    Certes, je triche un peu, on peut faire tout cela à l’eau de mer…

Mais ne perdons pas de vue, en tout état de cause, que nous ne sommes pas prêts à nous exporter sur Mars (un peu froid, un peu loin) et qu’effectivement :

    – les ressources naturelles dans lesquelles nous puisons ne sont pas infinies, on commence à s’en rendre compte…

    – notre habitat n’est pas extensible et sa préservation ne dépend que de nous,

    – le bien-être de nos concitoyens est important, il est impossible pour nos sociétés nanties de côtoyer sans dommage la misère qui est à notre porte,

    – nous ne pouvons pas espérer profiter durablement des bienfaits de la nature si nous y portons atteinte, car, est-il nécessaire de le rappeler la déforestation nuît à l’absorption du carbone par les arbres et la destruction de l’habitat des gorilles par exemple, entraîne en cascade la perte d’espèces animales ou végétales uniques !

dendrobate

Serons-nous assez conscients pour ne pas nous saborder ? Assez raisonnables pour ne pas détruire en peu de temps ce que les éléments, à travers des millions d’années ont mis tant d’ingéniosité à construire ?       

     Assez responsables pour trouver des solutions afin d’éviter ce gaspillage planétaire ?        

     Et assez respectueux de nous-mêmes et de nos enfants pour prendre soin de notre bateau, de la cale au gréement pour qu’il ne se transforme pas en vaisseau fantôme ???

Bamboo 

— Randy Explorer

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